L’Algérie éliminée du mondial sans avoir marqué le moindre but Les Verts par la petite porte

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C’est à croire que cette formation de Saâdane n’est là que pour faire de la résistance ; incapable de prendre le jeu à son compte, d’acculer l’adversaire et de créer des occasions de but.


Les verts quittent le mondial 2010 comme ils l’ont commencé, c’est-à-dire avec une tare visiblement incorrigible : une stérilité criante au niveau offensif. Plus qu’un simple manque de réussite des attaquants, c’est l’absence même d’une animation de jeu, d’un projet de jeu proprement dit tourné vers l’attaque qu’il faut relever ici. C’est à croire que cette formation de Saâdane n’est là que pour faire de la résistance, incapable de prendre le jeu à son compte, d’acculer l’adversaire et de créer des occasions de but.

Pourtant, hier face aux USA, l’équation était simple. Il fallait secouer le cocotier sur le plan offensif et marquer au moins deux buts pour assurer la qualification au prochain tour. Il fallait prendre des risques puisque, de toute façon, le match nul ou même une petite victoire ne nous profitait en rien. Et cela tombe bien puisque les américains, eux aussi, se devaient de se dégarnir au fil du match pour tenter d’arracher cette victoire, seul chemin possible pour les huitièmes de finale. Mais à l’inverse des algériens, les américains ont tenté le tout pour le tout, ils ont laissé des espaces que les algériens n’ont pas su exploiter (n’est-ce pas Ziani et surtout Saïfi en fin de match ?). Ils y ont cru jusqu’au bout pour enfin être récompensés de leurs efforts. Pour être tout à fait honnête, il faut admettre que les gars de l’oncle Sam ont mieux joué que nous. Ils ont développé un jeu plus chatoyant. Ils ont créé les meilleures occasions du match. Ils ont, tout simplement, eu plus de culot et d’audace au moment où les nôtres ne savaient pas trop s’ils devaient attaquer ou défendre.

Ce n’est pas, en fait, en un tour de main qu’on peut transformer le jeu d’une équipe basé sur une bonne assise défensive en une force de frappe en attaque. Cela se travaille à l’entraînement, pendant la période de préparation durant laquelle les verts ont, sans doute, tout fait sauf corriger leurs tares offensives. Si Saâdane a eu le mérite de doter cette équipe d’une base défensive insoupçonnable, il faut avouer qu’il n’a pas eu la même intelligence pour solutionner le problème de l’attaque. Le staff de Saâdane a échoué dans ce domaine-là, dans le niveau des attaquants retenus pour ce mondial et dans l’utilisation de ceux qui ont été dépêchés en Afrique du sud. La meilleure illustration nous a été donnée hier par Saâdane. Le coach national, alors que l’équipe n’avait plus rien à perde, a préféré faire entrer un milieu de terrain défensif, en l’occurrence Guedioura, et laisser sur le banc Boudebouze au moment où son collègue américain Bradley “bombardait” l’équipe algérienne d’attaquants. N’est-ce pas révélateur de l’état d’esprit de cette sélection algérienne beaucoup plus préoccupée par sauver la face que de tenter de forcer le destin ? À l’arrivée, rien ; les fennecs sortent tristement du mondial sur la pointe des pieds. Malgré le passage à une attaque à deux pointes avec Matmour et Djebbour, le rendement est resté nul. C’est dire que le problème de cette sélection algérienne n’est pas dans la qualité de ses attaquants, et encore qu’à ce plan-là, il y a forcément des choses à dire, mais la faille réside, en fait, dans le système de jeu des algériens incapables de créer des occasions. C’est un problème purement tactique que d’aucuns ont relevé depuis belle lurette et que seul le coach Saâdane a continué à nier contre vents et marées.

Même contre l’Angleterre, en dépit d’une prestation héroïque qui laissait peut-être présager d’un réveil algérien, les camarades de Ziani ont péché par une naïveté offensive. Il est impensable qu’en l’espace de cinq mois, l’équipe ne marque pas le moindre but sans qu’il n’ait eu de soupçons sur les faiblesses tactiques de cette équipe. Avec un seul petit point dans les bagages, arraché de “haute lutte” aux anglais, les verts rentrent au pays sans avoir eu l’opportunité de marquer le moindre but. Même l’humiliante équipe française a fait mieux grâce à ce but d’honneur de Malouda contre l’Afrique du sud. C’est un échec, et il faudra certainement tirer rapidement les enseignements d’une participation laborieuse, pas du tout à la hauteur des espérances. “Qui vit avec la peur de mourir finit par avoir la peur de vivre”, dit l’adage. À force d’avoir peur de perdre, Saâdane a fini par dépouiller l’EN de son jeu…

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Par : Samir Lamari/ LIBERTE


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